On peut s’aider entre collègues ou non?

Non utilisée - Entrepreneure et son équipeIl m’est déjà arrivé de constater une confusion au sein d’une équipe concernant le concept d’aide entre collègues.

On a tous connu un jour une personne qui REFUSE carrément d’aider ses collègues. Cette personne va contre la nature propre d’aide de l’être humain. Une personne qui n’aide pas rebute la faveur de ses collègues. Ce qui est malheureux, c’est que cette personne va même se prévaloir de l’organigramme et de la structure de l’entreprise pour justifier son refus d’aider, même si elle peut aider : « Ce n’est pas mon chapeau; ce n’est pas dans les tâches de mon poste. »

Clarifions donc ici un peu ce sujet à la suite de mes propres observations.

Impossible d’empêcher les gens de s’aider

Premièrement, il est tout à fait naturel de donner un coup de main à son ou ses collègues. C’est normal et très correct.

Il n’y a rien de mal à s’aider. Au contraire! Cela doit toujours être ainsi.

Je peux vous citer l’exemple de Marc qui décharge d’un camion du matériel plus lourd que normal. Yves, qui passe par là, prend quelques minutes pour aider Marc. C’est vraiment la chose à faire.

À quel moment aider un collègue peut-il devenir nuisible?

Prenons une équipe de hockey.

L’équipe adverse attaque dangereusement, tourne autour du gardien de but et menace des tirs au but. En tant qu’ailier offensif, même si ce n’est pas mon rôle de jouer le défenseur, je dois tout de même temporairement quitter mon poste de joueur offensif et venir EN AIDE aux défenseurs.

C’est la chose à faire; il n’y a pas de doute.

Où est le problème?

Là où cela devient problématique d’aider, c’est si je ne reprends pas mon poste de joueur offensif une fois la menace écartée.

Dans une entreprise, Charles porte le « chapeau d’estimateur » et il va donner un coup de main à Paul qui lui porte le « chapeau de machiniste ».

Tant et aussi longtemps que Charles N’OUBLIE PAS sa responsabilité première (spécialiste de l’estimation) et qu’il ne néglige pas de reprendre rapidement son poste, il n’existe pas de contre-indication.

Avec une structure claire, les gens s’entraident et reprennent leur poste aussitôt.

Par contre, lorsque l’entreprise préconise un laisser-aller où tout le monde peut s’entraider pour un oui ou pour un non en tout temps et toute circonstance, sans chercher à savoir si cela est dommageable ou optimal pour l’entreprise, de telles situations peuvent devenir fautives et susciter beaucoup de malentendus.

Aidez vos collègues, certes, mais n’oubliez pas la responsabilité qui vous est confiée.

C’est le gros bon sens!